21 février 2007
"Pas d'issue à l'article 301"
Alors que, selon le New Anatolian, l'AKP souhaite "mettre fin au débat sur l'article 301" (qui pénalise l'atteinte ou le "rabaissement" de l'identité turque, du gouvernement ou de l'assemblée"), le quotidien Radikal rappelle en Une que les procès au nom de cet article continuent. "Personne n'échappe à l'article 301, écrit Ismet Dermirdögen. En 21 mois, 12 personnes ont été condamnées et 18 procès sont encore à l'ordre du jour". C'est la preuve, selon le journaliste que "L'article 301, qui dès le premier jour promettait de menacer la liberté d'expression, a confirmé les peurs qu'il suscitait". Ecrivains, journalistes, artistes, avocats, syndicalistes, ont été, où courrent le risque d'être condamné à plusieurs mois de prisons pour s'être exprimés de manière critique sur des sujets comme la question arménienne, l'armée, la sûreté nationale, la république de Turquie, ou pour avoir, par leurs prises de position "porté atteinte à l'identité turque".
Et vu l'attitude du gouvernement, les choses ne sont près de changer. Selon Cemil Ciçek, porte parole du gouvernement et misnistre de la justice (AKP) "Les propositions que nous recevons pour changer l'article 301 sont plus ambigues encore que les ambiguités trouvées dans la forme actuelle de l'article". Et quand il annonce vouloir "clore le débat", il entend par là que c'est au gouvernement de prendre le choses en main, pas à l'opinion publique... "qui met le gouverment sous pression".
29 décembre 2006
"L'état prend en main les crimes coutumiers"
Le quotidien Zaman rapporte les mesures annoncées par le minitres des affaires intérieures Abdülkadir Aksu pour "prévenir les violences liées aux crimes d'honneurs et coutumiers à l'encontre des femmes et des enfants au sein des familles ". Le "plan d'action en 11 articles qui a été établi" prévoit en autres de "former des comités" dans chaque province, en charge des crimes coutumiers, de "constituer un fond d'aide" pour le relogement et le transport", de garantir "un haut niveau de discétion" sur le lieu de relogement des victimes, et d'établir des "centre d'accueil pour les femmes et enfants menacés d'un crimes d'honneur ou coutumier". Parallèlement, le gouvernement à prevu de lancer une campagne d'information et d'éducation sur ce types de crimes.
Le crime d'honneur loin d'être érradiqué en Turquie
1190. C'est le nombre, selon un rapport de la sûreté nationale, de victimes de crimes d'honneur ou coutumier. 29,51% serait le fait de crimes d'honneur, 29,15% de désaccord au sein de la famille, 14,57% découleraient d'une relation interdite, 9,99% de vengeance familliale, "d'importunation" d'ordre sexuelle, 3,30% ferait suite à un viol...
Le quotidien Zaman illustre ces chiffres de cas récents de crimes décidés par l'assemblée familliale: Yasemin C. assissinée par son frère après qu'il eu été découvert, lors de la nuit de noce, que la jeune fille n'était pas vierge. Fatma A., tuée par son père qui se défend en affirmant que se fille, alors agée de 33 ans, "avait pris un mauvais chemin". G.D., forcée au suicide par absobtion d'eau de javel car elle refusait de se marier avec le fils de son oncle. Les faits se passent de commentaire.
Espérons juste que ces mesures seront appliquées, et efficaces.
24 décembre 2006
Les laissés pour compte de la bureaucratie
Un abandon. C'est ainsi que qualifie le quotidien Birgün les conséquences de la réduction, voire parfois de la suppression des subventions censés indemniser les villageois expulsés de leurs villages lors du conflit opposant l'armée et le parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Dans les 80 et 90, près de 380 000 villageois du sud est de la Turquie,
en majorité d'origine kurde, furent contraint de quitter leurs villages
mis à feu et à sang par l'armé alors en guerre ouverte avec le Parti de
Travailleurs du Kurdistan (PKK). Adopté en 2004, une loi d'indemnisation devaient alors venir en aide aux expulsés. Mais, selon un récent rapport de Human Right Watch, "Malgré la loi d'indemnisation,... des centaines de milliers de villageois sont abandonnés à leur sort dans le sud est de la Turquie". L'aide financière, destinée à "permettre aux familles de pouvoir retourner dans leurs ancienne maison, ou suite à une émigration forcée vers les grades villes, de pouvoir commencer une nouvelle vie" ont été "réduites de manière absurde". "La méthode du gouvernement, pour réduire au maximum les indemnisations, serait de compter les maisons pour des écuries, de démontrer la perte de valeur d'un terrain, de justifier la mort des troupeau par la pauvreté du sol... ". Et comme "La loi d'indemnisation n'utilise pas un mécanisme qui permette de faire objection aux évaluations faites par la commission, les villageois n'ont pas d'autres choix que d'accepter la proposition."
