26 décembre 2006
60% de chômage à Diyarbakir
"Ce n'est pas du pain que demandent les habitants de Diyarbakir, mais du travail" Selon le quotidien Radikal, "il faut lire cela comme un comportement honorable, et la preuve d'un grand potentiel". Un désir de changer les choses qui contraste avec la mauvaise volonté d'Ankara que dénonce le maire de la ville Osman Baydemir. Ce taux de chômage exhorbitant a bien entendu des causes conjoncturelles qui prennent leurs racines dans le conflit qui opposait l'armée et le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) dans les années 80' et 90'. "S'il n'y avait pas eu ce conflit, le chômage n'aurait pas été aussi élevé", souligne le maire de la ville. "Si la vie des gens n'avait pas été ainsi déchirée, il n'y aurait pas eu ce taux de chômage", insite-t-il. "La population, qui était de 375 000 au début des années 90 est aujourd'hui officiellement de 841 000, du fait de l'exode rurale" rapporte le quotidien. Et même si, pour aider la région du sud-est à remonter la pente "des financements arrivent de l'étranger, le maire fait, selon ses dires, face à "l'opposition" d'Ankara": "Voilà plus d'un an que j'essais de rencontrer Recep Tayip Erdogan, sans succès", témoigne le maire de Diyarbakir. "En Août 2005, le premier ministre est venu à Diyarbakir, précise-t-il. Nous lui avons adresser un rapport faisant état de la situation économique et sociale de la ville, et des possibilités de solutions. Mais le premier ministre a pensé qu'il était personnellement mieux à même de nous comprendre... Ce serait suffisant s'il travaillait vraiment à nous comprendre..." Pourtant, selon le maire, la solution est aujourd'hui entre les mains d'Ankara. Tout d'abord, selon lui, "la Turquie doit se réconcilier avec les Kurdes... Si la Turquie fait la paix avec ses citoyens d'origine kurde, si elle réussit à faire cela, je m'en porte garant, les yeux de tous les Kurdes seront sur diyarbakir, seront sur Ankara".... Un appel à sortir enfin de cette espèce de "guerre froide" qui divise encore la Turquie.
16 juin 2006
Un accès à Internet à bas prix par Türk Telekom
« Le président du conseil d’administration Paul Donay a déclaré que l’annonce sera faite d’ici une ou deux semaines du doublement de la vitesse de connexion pour le même prix ou d’un prix plus bas pour la même vitesse de connexion», rapporte Cumhuriyet dans son édition du 14 juin.
Nous ne pouvons pas rester spectateurs
Tüsiad lance « un avertissement de plus » au gouvernement, rapporte Cumhuriyet en Une de son édition du 14 juin. Selon Sabanci, le président du Tüsiad (équivalent du Medef français), « les fluctuations du marché ne seraient pas uniquement d’origine économique ». Ce disant, il appelle le gouvernement à l’accélération des réformes. Il attire notamment l’attention du gouvernement sur l’effet négatif du « retard dans les réformes comme la sécurité sociale ou les impôts » et rappelle « la nécessité de développer le concurrence dans le marché de la production ». Ainsi, « Sabanci a déclaré qu’il était nécessaire de prendre des mesures pour ne pas rester spectateur des flottements (du marché) ».
12 juin 2006
La guerre du Raki
« Les sentiments nationaux se mêlent cette fois à la guerre du Raki », titre sabah le 12 juin en page économie. Ce titre fait allusion à la publicité du groupe Elda (Efe Raki ) qui, en réaction à « la vente récente de 90% du groupe Mey Içki au fond de pension américain Texas Pacifique Groupe », affirme « le raki qui est le nôtre depuis 40 ans a cessé d’être le nôtre ». La réclame, qui s’affiche en page entière dans les magazines « laisse ainsi entendre le Raki produit par le groupe Mey (Yeni Raki) est désormais américain ».
Attaque à laquelle le directeur marketing de Mey Içki répond par le mépris : « Chaque marque a sa position et sa stratégie. Nos parts de marché sont de 82%, les leurs de 9%. Donner une réponse ne serait pas correct ». Il précise tout de même que « la compagnie a gardé la même administration, les mêmes clients, et [que leurs] anciens associés continuent de coopérer. Ainsi, conclut-il, seul le partage des actions a changé…
