03 février 2007
Colombes et vautours
Alors que l'hebdomadaire Agos rend un dernier hommage à son rédacteur en chef Hrant Dink en lui consacrant la dernière édition, titrant en Une "Il s'est envolé vers l'espoir", édition qui sera exeptionnellement aussi vendue en France et en français,
Certains se déchirent encore sur la dépouille du journaliste. Dernier scandale en date, une photo, mise en scène par un gendarme à Samsun, présentant l'assassin devant une citation d'Atatürk "la terre de la nation est sacrée, Elle ne peut être abandonnée à la fatalité", et dépliant un drapeau turc. L'image, qui présente l'assassin comme le serait un héro de la nation, a fait le tour des médias, telle une réplique du tremblement de terre qu'à été pour la Turquie l'assassinat d'Hrant Dink.
31 janvier 2007
"Tous arméniens"... d'un jour
Les centaines de milliers de personnes qui ont défilé, protestant contre l'assassinat d'Hrant Dink, clamant le slogan de solidarité "nous sommes tous Hrant Dink, nous sommes tous Arméniens" ont fait naître un espoir de réconciliation chez certains... Qui ont dû rapidement déchanter. La levée de bouclier des supporters de Trabzon Spor, lors du dernier match de leur club, fait froid dans le dos. Arborant des drapeaux turcs, et même, pour certains, coiffés du même bonnet blanc que celui que portait l'assassin d'Hrant Dink le jour du crime, ils se sont alignés sous une banderole affichant "nous sommes de Trabzon, nous sommes turcs, nous sommes tous Kémalistes". Réaction qui trouve d'ailleurs écho chez certains politiciens, cités par le quotidien Radikal. L'assistant du secrétaire général du Saadet partisi (tendance islamiste), à mis moins de deux jours à réfuté toute "arménité": 'Nous ne sommes par Hrant Dink ni arménien. Nous sommes Mehmet et Musulman". Recep Tayip Erdogan lui même, au retour de l'enterrement du journaliste assassiné déclarait :"Il peut y avoir une chose à critiquer à propos de l'enterrement; s'il n'y avait pas eu ces slogans de 'nous sommes tous arméniens', ça aurait pu être parfait. Ceux qui ont clamés ces slogans le faisaient peut être avec une très bonnes intention. Mais dire 'nous sommes tous Hrant Dink' aurait suffit."...Et pourtant " lors de l'invasion de l'Irak par les USA on a vu, dans de nombreuses régions s'élever le slogan 'nous sommes tous irakiens' en guise de protestation, en réaction aux opérations Israeliennes 'nous sommes nous Palestiniens' et 'nous sommes tous Libanais'", rappelle Radikal. Et là, personne n'avait penser à rappeler qu'avant tout, les turcs étaient turcs...
21 janvier 2007
L'assassin de Hrant Dink a été appréhendé
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20 janvier 2007
Condamnation unanime du meutre du journaliste arménien Hrant Dink
Vendredi, dès l'annonce de la nouvelle, les chaînes d'information CNN türk et NTV, ainsi que, dans un moindre mesure, Sky tv, ont consacré une émission spéciale à l'assassinat du journaliste Hrant Dink ,rédacteur en chef de l'hebdomadaire arménien Agos. Les réactions des responsables politiques, des intellectuels et des proches de la victimes bénéficient d'une grande couverture médiatique. La condamnation unanime de ce crime montre une population unie face à ce qui est considéré par la plupart de médias comme un crime politique, une grave atteinte à la liberté de pensée.
Les quotidiens Cumhuriyet, Radikal, Bir Gün et Zaman se sont rapidement épuisés dans les kiosques du centre ville. Les titres, accusateurs, s'étalent en première page: "Le meurtrier est un traitre à la nation" titre Hürriyet en Une. "Cible des racistes, Hrant Dink a été assassiné de trois balles", titre Radikal, sous titrant ironiquement "soyez fier de votre oeuvre". "Ils ont assassiné Hrant Dink, ils ont abattu notre frère" titre Birgün.
Les manifestants, dont le nombre oscille de 2000 à 8000 selon les canaux d'information, ont défilé hier jusque tard dans la nuit. Des regroupements de protestation et de recueillement étaient aussi organisés aujourd'hui dans plusieurs points de la ville. "Nous sommes tous Hrant Dink". Paix à son âme.
Le journaliste vivaient sous des menaces constantes.
"Continuellement menacé, sans qu'aucune mesure de protection n'ai jamais été prise, Hrant Dink, rédacteur en chef du journal Agos et journaliste du quotidien Birgün, a perdu la vie sous les coups tirés à l'arme à feu" commence le quotidien Birgün. Tous les médias s'accordent sur le fait que les menaces se précisaient ces dernières semaines. Le journaliste, défenseur de la thèse du génocide arménien tout en s'opposant à toute forme de législation à ce sujet, aurait reçu l'année dernière "une lettre de menace de Bursa". Hürriyet reprend les termes de la lettre : "Votre fin est venu. Nous tuerons d'abord votre fils, après nous te tuerons". Selon le quotidien, malgré "le signalement de cette lettre auprès du procureur général de Sisli en février 2006", rien n'aurait été fait pour prévenir l'exécution de cette menace.
La police recherche activement le coupable
"nous allons éclairer cette affaire, a déclaré Recep Tayip Erdogan lors d'une conférence de presse. Soyez sûr que nous trouverons ceux qui sont derrière cela". Sur l'enregistrement des caméras de sécurité, "le visage de l'assassin apparaît". Mais les trois personnes placées en garde à vur depuis hier soir on été relâchés aujourd'hui. "Selon les spécialistes qui ont examiné la vidéo, ce meutre serait l'oeuvre d'un professionel très bien formé", avance le quotidien Hürriyet.
protestations et recueillement pour le journaliste assassiné Hrant Dink
Crédit photo Mariella Esvant
19 janvier 2007
Le dernier article d'Hrant Dink
Extrait du journal Agos, 1er janvier 2007.
"Pour commencer, un mot: j'ai été condamné à six mois de prison pour quelque chose que je n'ai pas commis: 'rabaisser l'identité turque'. Maintenant, comme seul recours, j'ouvre un procés devant la cours européenne des droits de l'homme. D'ici le 17 janvier, mes avocats vont réaliser la demande, et ils souhaitent que je j'ajoute au recours un texte expliquant le déroulement des choses. je considère qu'il est juste de partager ce document avec l'opinion publique.[...] Cette réponse est nécessaire à tous. Tout particulièrement à moi. je suis moi aussi un citoyen de ce pays et je veux être comme tout le monde. Pour être Arménien, j'ai vécu bien avant ce fait de nombreuses discriminations négatives. [...] [les derniers évènements] me faisaient entrer dans une nouvelle période dangereuse. Enfait, c'est comme si je m'était toujours promener aux alentours du danger. Soit j'aime le danger, soit c'est le danger qui...[...]"
Hrant Dink (12 Ocak 2007) AGOS numéro: 563
Hrant Dink, journaliste arménien assassiné
Aujourd'hui en milieu d'après midi, un jeune d'une vingtaine d'année à tiré sur le journaliste arménien Hrant Dink non loin du siège du journal arménien Agos, dont Hrant Dink était le rédacteur en chef, l'abattant de 2 balles dans la tête. Les chaînes d'information CNN turk, Ntv et Sky tv suivent l'affaire de près, prospectant sur les responsables de ce crimes.
Une grande manifestation s'est organisée à Taksim, principal point de regroupement des stambouliotes. Les manifestants se sont dirigés vers le lieu de l'assassinat, le quartier de nisantasi, clamant leur opposition à toute forme de fascimes.
Hrant Dink était un journaliste et un intellectel de renom, partisan d'une réconciliation entre les arméniens et les turcs. Bien qu'hardant défenseur de la reconnaissance du génocide arménien, il s'était opposé à la loi voté en France en 2006 sanctionnant le génocide arménien, refusant que la loi écrivent l'histoire. Cible des nationalistes, et condamné par le gouvernement turc au nom de l'article 301 du code pénal truc, qui condamne toute "atteinte à l'identité turque", il représentait pourtant un réel espoir de réconciliation.
Photographie de Hrant Dink, source "www.jurnal.net"







