20 janvier 2007
protestations et recueillement pour le journaliste assassiné Hrant Dink
Crédit photo Mariella Esvant
19 janvier 2007
Le dernier article d'Hrant Dink
Extrait du journal Agos, 1er janvier 2007.
"Pour commencer, un mot: j'ai été condamné à six mois de prison pour quelque chose que je n'ai pas commis: 'rabaisser l'identité turque'. Maintenant, comme seul recours, j'ouvre un procés devant la cours européenne des droits de l'homme. D'ici le 17 janvier, mes avocats vont réaliser la demande, et ils souhaitent que je j'ajoute au recours un texte expliquant le déroulement des choses. je considère qu'il est juste de partager ce document avec l'opinion publique.[...] Cette réponse est nécessaire à tous. Tout particulièrement à moi. je suis moi aussi un citoyen de ce pays et je veux être comme tout le monde. Pour être Arménien, j'ai vécu bien avant ce fait de nombreuses discriminations négatives. [...] [les derniers évènements] me faisaient entrer dans une nouvelle période dangereuse. Enfait, c'est comme si je m'était toujours promener aux alentours du danger. Soit j'aime le danger, soit c'est le danger qui...[...]"
Hrant Dink (12 Ocak 2007) AGOS numéro: 563
Hrant Dink, journaliste arménien assassiné
Aujourd'hui en milieu d'après midi, un jeune d'une vingtaine d'année à tiré sur le journaliste arménien Hrant Dink non loin du siège du journal arménien Agos, dont Hrant Dink était le rédacteur en chef, l'abattant de 2 balles dans la tête. Les chaînes d'information CNN turk, Ntv et Sky tv suivent l'affaire de près, prospectant sur les responsables de ce crimes.
Une grande manifestation s'est organisée à Taksim, principal point de regroupement des stambouliotes. Les manifestants se sont dirigés vers le lieu de l'assassinat, le quartier de nisantasi, clamant leur opposition à toute forme de fascimes.
Hrant Dink était un journaliste et un intellectel de renom, partisan d'une réconciliation entre les arméniens et les turcs. Bien qu'hardant défenseur de la reconnaissance du génocide arménien, il s'était opposé à la loi voté en France en 2006 sanctionnant le génocide arménien, refusant que la loi écrivent l'histoire. Cible des nationalistes, et condamné par le gouvernement turc au nom de l'article 301 du code pénal truc, qui condamne toute "atteinte à l'identité turque", il représentait pourtant un réel espoir de réconciliation.
Photographie de Hrant Dink, source "www.jurnal.net"
17 janvier 2007
2 millions de voitures, et pas une de plus
Voilà la résolution du premier ministre Recep Tayip Erdogan pour la nouvelle année. Pour y arriver, rien de plus simple, comme le rapporte le quotidien Hürriyet:il suffit, selon le premier ministre, de "diminuer le nombre de voitures de 2,5 millions à 2 millions, et de 'geler les plaques' ". "Les possesseurs de véhicules pourront les renouveler, mais ceux qui voudront vendre leur véhicule pourront les vendre dans d'autres villes" détaille le quotidien Radikal. Cette solution, qui n'existe nulle part ailleurs est loin de faire l'unanimité. D'une part, comme le confie Atilla Uçan, conseiller en transport, une telle initiative "si elle est un jour appliquée, engendrera à coup sûr une mafia spécialisée dans les plaques minéralogiques." D'autre part, comme le souligne Ahmet Turgut, président de la chambre stambouliote de la planification urbaine, "tant que les 500 km de transport par rail dont à besoin Istanbul ne seront pas réalisés, le problème de la circulation ne se résoudra pas". En effet, comme le souligne Ahmet Turgut, le problème n'est pas tant le nombre de véhicules que le manque, ou le mauvais état des infrastructures routières et de transports en commun. "A Istanbul, on compte 240 véhicules pour 1000 personne, alors qu'en Europe, on compte en moyenne 600 véhicules pour 1000 personnes." a t-il précisé au quotidien Radikal.
Selon les spécialistes, "il y a de nombreux projets facilement réalisable et bien plus pratique que la proposition du premier ministre. Il est vrai qu'il faut restreindre le nombre de voitures dans le centre ville. Mais cela ne doit pas se faire en interdisant, mais en rendant les choses plus difficile. Ceux qui utiliseront leur voiture en paieront le prix ... Nous pouvons instaurer, par exemple, instaurer un système de péage pour ceux qui entrent dans le centre ville".
Le nombre de voitures immatriculées à Istanbul augmente chaque jour de plus de 600. L'idée de geler le nombre d'immatriculation des véhicules à 2 millions peut paraître impopulaire, voire absurde. Mais ce n'est rien à côté d'une autre proposition du premier ministre... qui, pour limiter l'arrivée depuis les provinces, à proposer d'instaurer la délovrance d'un visa pour Istanbul... Erdogan peut au moins s'enorgueillir d'innover de gestion de migration urbaine...
11 janvier 2007
"Le syndrome Saddam"
"La dernière victime, Alisan, originaire de Mus". C'est de cette manière qu'annonce le quotidien Radikal la nouvelle de la mort du petit Alisan Akti, 12 ans, qui s'en pendu après avoir regardé à la télévision la diffusion de l'exécution de Saddam Huseyin. Le quotidien dénombre en tout 5 enfants de différentes nationalités qui se seraient pendus, imitant les images vues lors de la diffusion de l'exécution de Saddam Huseyin. Face à ces tristes évènements, parler de syndrome, c'est un choix. Débattre de la diffusion de certaines images est une nécessité...
Les hommes aussi pourront devenir "infirmières"
"Dans le code des infirmières", il est écrit "que personne en dehors des femmes turques ne peut faire ce métier". Cette injustice devrait, selon le quotidien Birgün, très bientôt être réparée: "Les portes s'ouvrent aux hommes diplômés des écoles et facultés offrant une formation en rapport avec le métier d'infirmier". C'est en tout cas une proposition loi qui devait "être étudiée aujourd'hui par la commission de la santé, de la famille, du travail et des affaires sociales". Un pas de plus pour l'égalité des sexes...
Allez les filles, à l'école!
23 480. C'est le nombre de petites filles qui auraient pris le chemin de l'école dans la ville de Van grâce à la campagne "Allez les filles, à l'école!" ("Haydi kizlar Okula). Cette campagne, lancée depuis 3 ans par l'Unicef et le ministère de l'éducation turc, visait à augmenter le nombre de filles à l'école. Si l'on ajoute les garçons, souligne le quotidien Birgün, plus de 33 000 enfants auraient été scolarisés grâce à cet campagne. "Lors de l'étude de faisabilité, en 2003, le chiffre de 35 000 enfants agés de 6 à 14 ans ne poursuivant pas sa scolarité avait été annoncé", rapporte le quotidien. "A partir de cette année, le nombre d'élèves supplémentaires dans les écoles est de 33 273, précise Firat Sad le coordinateur de la campagne pour la circonscritpion de Van. Cela prouve que l'on est proche du but.". Et d'expliquer cette réussite: "Lorsque l'on explique d'une manière adéquate aux citoyens pourquoi il est nécessaire d'envoyer leurs enfants à l'école, ils se laissent convaincre. La principale raison pour laquelle les filles ne sont pas envoyées à l'école est une impossibilité matérielle.Il y a aussi les croyances coutumières qui induisent les gens en erreur. Les croyances religieuses aussi, comme celle de ne pas envoyer les filles à l'école, qui sont des fausses certitudes. Lorsque l'on explique aux concitoyens que ces certitudes sont des erreurs, nous arrivons à les convaincre... En travaillant de cette manière, même si l'on a fait face à de nombreuses difficultés, nous avons fait gagner aux écoles 33 OOO enfants. Nous sommes contents de ce chiffre, mais notre but est qu'aucun enfants ne reste hors du circuit scolaire". Firat sad précise qu'"une aide pour les uniformes scolaires et le matériel de papeterie sera instituée par le ministère de l'éducation pour les filles qui ne sont pas envoyés à l'école pour des raisons économiques."
07 janvier 2007
L'iran réouvre les vannes
"L'iran, qui avait depuis mercredi complètement coupé les livraisons de gaz à la Turquie à cause des conditions hivernales difficiles a reouvert les vannes depuis ce matin." annonce le quotidien Hürriyet. Pourvu que ça dure, l'hivers est encore long...
La mairie doit elle aussi offrir ses services en langue kurde?
Selon le quotidien Radikal, c'est la question qui agite les partis politiques turcs à la suite de la démarche audacieuse du maire du district de Sur à Diyarbakir. Constatant que "dans [sa] circonscription, sur 104 000 personnes 72% parlent une autre langue que le turc", le maire du district de Sur, Abdullah Demirbas, a décidé "d'ultiliser aussi les langues locales autres que le turc pour les services". Cette attitude réaliste face au multilinguisme de la turquie, et des régions de l'est en particulier, avait déjà fait des vagues un an plus tôt, alors qu'"Abdullah Demirbas soulevait la question lors d'un forum social européen". Un procès avait été ouvert contre le maire de la circonscription de Sur, l'accusant de "faire de la propagande pour les partis terroristes". Procés conclu par un acquittement.
Un grand pas pour la reconnaissance des identités culturelles et linguistiques
La décision du maire, qui concerne aussi bien le kurde que l'arabe, la langue zaza ou l'arménien, représente une grande avancée dans la reconnaissance du muliculturalisme au sein de la Turquie, bien qu'elle divise les partis politiques. "Le CHP est contre, arguant que si un citoyen ne maîtrise pas le langue officielle, qui est le turc, il doit soit faire appelle à un traducteur, soit s'adresser à un agent d'état connasisant sa langue"'. "le DYP est grave, affirmant que rien empêche les fonctionnaires de parler la langue kurde, mais que la décision du maire est inutile. Ce qui est important, c'est qu'ils exercent leur fonction". L'AKP lui se montre modéré, "Si les correspondances officielles doivent se faire en turc, il est possible, pour les activités d'identification, d'utiliser une autre langue. De toutes manières, la majorité du personel de diyarbakir parlent aussi le kurde. Ils peuvent donc rendre service aux personnes ne parlant pas le turc. Mais une décision de la mairie n'est pas nécessaire. Cela (la décision du maire de Sur) peut juste empêcher des personnes ne connaissant pas les langues locales d'être employé, et cela soulève une autre question". Quelle que soit l'issue de ces débats, il est heureux de remarquer que du chemin a été parcourru depuis l'époque, pas si lointaine, où toute manifestation ostencible d'une identité autre que turque était vécue comme une atteinte à l'identité nationale.. Et punie en conséquence.
Un an de prison pour vente de solvant ou colle à des enfants
L’état prend enfin des mesures pour lutter contre une addiction qui touche de plus en plus les jeunes abandonnés à eux même. Ombres errant dans les rues d’Istanbul, les sniffeurs de colle ou « tinerci » se trouvent aussi parmi les rangs de collégiens « se droguant dans les toilettes » souligne le quotidien Zaman. « Alertés par des reportages télévisés sur des « drogues party » organisées dans un collège d’Ankara », l’assemblée en entrée en action ». La commission santé doit donc prendre les choses en main. Elle devrait prochainement préparer un article prévoyant "une peine de 6 mois à un an de prison pour les contrevenant à l’interdiction de vendre aux mineurs tout produits pouvant provoquer une addiction", telle que la colle ou les solvants et soumettre « à une autorisation spéciale du ministère du commerce et de l’industrie ».






